Sidaction 2005 du 1er au 3 avril

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En 2005, Sidaction continue son combat sur tous les plans de la lutte contre le sida : améliorer les traitements existants, explorer de nouvelles pistes de recherche, développer la prévention, répondre aux besoins des malades, défendre leurs droits, apporter un soutien à ceux qui n’en ont pas, notamment dans les pays en développement.

Quatre grandes pistes de recherche

Malgré les efforts des chercheurs, il n’existe toujours pas de vaccin contre le sida. Les antirétroviraux n’éradiquent pas le virus et leurs effets indésirables sont lourds de conséquences (ostéoporose, problèmes cardiovasculaires …)

  1. Les traitements antirétroviraux (ARV) Ce sont des médicaments de plusieurs classes, utilisés aujourd'hui en combinaison (multithérapies), qui agissent à des étapes différentes dans le cycle de réplication du virus. Les ARV ont permis depuis 1995 de réduire considérablement la mortalité liée au sida, même si demeurent des problèmes de tolérance et de résistance.

    Le développement pharmacologique vise aujourd'hui à :

    - découvrir de nouvelles molécules pour répondre aux besoins des patients en échappement virologique ou en échec thérapeutique ;

    - améliorer et simplifier les combinaisons de molécules disponibles afin de les rendre plus efficaces et moins toxiques ;

    - développer des formulations moins contraignantes (une prise par jour) et plus adaptées, notamment pour les enfants et les femmes ;

    - individualiser les traitements (choix des molécules et de leur dosage en fonction de l'historique de traitement d'un patient et des tests de résistance du VIH aux molécules).

  2. Les pistes vaccinales. Le virus du VIH se caractérise par ses nombreux sous-types différents et ses nombreuses mutations. De plus il s'attaque directement aux cellules de notre système immunitaire. Il est donc particulièrement difficile d'élaborer une stratégie vaccinale qui se base sur la capacité du système immunitaire à reconnaître le virus (ou une de ses composantes spécifiques) et d'apprendre à se défendre de ses attaques. C'est grâce aux efforts communs des chercheurs travaillant ensemble sur le virus et sur le système immunitaire que des pistes pour la découverte de vaccins peuvent émerger.
  3. L’immunothérapie (vaccin thérapeutique). Le concept des vaccins thérapeutiques, destinés à des personnes déjà infectées par le VIH, a commencé à se développer vers la fin des années 90 et des résultats commencent à arriver. Ces vaccins thérapeutiques viseraient à permettre aux personnes sous traitement de cesser temporairement de prendre leurs antirétroviraux, en stimulant les réponses de leur système de défenses immunitaires.
  4. Le vaccin préventif. Aujourd'hui, une avancée rapide sur le vaccin préventif, qui permettrait de protéger toute personne exposée à un risque de contamination, n'est pas encore envisageable. Il y a quand même des raisons pour être optimiste, car on a beaucoup appris des échecs du passé. On se dirige vers un mode mixte d'administration des vaccins pour obtenir à la fois la production d'anticorps neutralisants et une réponse tueuse. De plus, les résultats des essais de vaccins thérapeutiques vont aider le développement des vaccins préventifs.
       

       

      Le sida en France et dans le monde

L’épidémie mondiale de sida ne montre aucun signe de fléchissement. Aujourd’hui on estime à 40 millions le nombre de personnes séropositives dans le monde. Le sida en France et dans le monde

L’épidémie mondiale de sida ne montre aucun signe de fléchissement. Aujourd’hui on estime à 40 millions le nombre de personnes séropositives dans le monde.

En 2004, en France

  • 150 000 personnes sont porteuses du VIH.
  • 6 000 personnes ont été infectées par le virus du sida.
  • Les femmes représentent 43% des nouvelles infections à VIH diagnostiquées (en 1997 : 30%).
  • 51% des personnes ayant déclaré le sida ne savaient pas qu’elles étaient séropositives. Elles l’apprennent lors de leur prise en charge à l’hôpital.
  • 40 000 personnes seraient porteuses du virus sans le savoir.
  • 41 ans est la moyenne d’âge des personnes atteintes du sida : femmes 38 ans, hommes 43 ans.
  • 4 régions sont les plus touchées : Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Guyane et les Antilles. Elles regroupent 60% des cas de sida diagnostiqués en 2004.
  • Plus de la moitié des nouveaux diagnostics d’infection VIH concerne des personnes contaminées par rapports hétérosexuels et 21% par rapport homosexuels. La contamination par usage de drogues injectables ne représente que 3 % des nouveaux diagnostics.
  • 30% des personnes touchées par le VIH sont également atteintes par une ou plusieurs hépatites (le plus souvent l’hépatite C, parfois l’hépatite B).
  • 5 à 6% des séropositifs sont en situation d’échec thérapeutique (plus aucune combinaison de médicaments ne fonctionne).

Dans le monde, l’épidémie de sida est globale. Aucun pays ou territoire n’est épargné.

  • 40 millions de personnes sont infectées par le VIH.
  • 95% d’entres elles n’ont pas accès aux traitements antirétroviraux.
  • 14 000 personnes par jour sont infectées par le VIH :
  • Près de 2 000 cas chez les enfants de moins de 15 ans
  • Environ 12 000 cas chez l'adulte (15-49 ans) dont 50% environ chez les 15-24 ans
  • 8 500 personnes par jour meurent du sida.
  • Depuis le début de l’épidémie, 25 millions de personnes sont mortes du sida.
  • Entre 2,2 et 2,6 millions d’enfants sont touchés par le sida.

      Sources Onusida et Institut de Veille Sanitaire (IVS)

       

       

       

      La mission de Sidaction

La vocation de Sidaction est de lutter contre l’épidémie et d’améliorer la qualité de vie des personnes touchées par le sida. Les fonds recueillis sont répartis à égalité : 50% pour les programmes de recherche et 50% pour les programmes de prévention et d’aide aux malades.

Les actions en France. Sidaction est la seule association de lutte contre le sida à financer la recherche. Ce soutien obéit à deux objectifs :

  1. - Faire avancer rapidement la connaissance fondamentale d’un virus particulièrement difficile à maîtriser, favoriser la mise en place de protocoles cliniques et le développement de nouveaux traitements en finançant des équipes de recherche et l’embauche de techniciens.
  2. - Stimuler la recherche de demain en attribuant des bourses à de jeunes chercheurs doctorants ou post-doctorants pour leur permettre de développer leurs travaux sur le VIH et les inciter à orienter leur carrière vers la lutte contre le sida.

Sidaction intervient dans tous les domaines de la recherche : la virologie (étude de la structure du virus et des mécanismes de l’infection) ; l’immunologie (étude du système immunitaire et de son fonctionnement face au virus), la recherche sur les vaccins préventifs et thérapeutiques, les travaux pour l’amélioration des traitements et la mise au point de nouveaux traitements ; l’étude des co-infections (parasitaires, bactériennes ou par d’autres virus) et de leur retentissement chez les personnes porteuses du VIH ; les sciences sociales.

Chaque année, Sidaction finance, en moyenne 100 programmes de recherche dont 60 bourses et 40 subventions.

L’aide aux malades des pays en développement

Fondée sur le partenariat, la mission de Sidaction vise à soutenir l’action des associations locales dont la rigueur, l’efficacité et l’engagement sont indiscutables : du dépistage au suivi médical en passant par la nutrition, la pharmacie ou l’aide aux orphelins.

Depuis l’arrivée de médicaments antirétroviraux génériques abordables, Sidaction oriente également une partie de son action vers le financement de traitements et la formation des soignants à la prise en charge et au suivi thérapeutique.

Enfin, Sidaction a une véritable démarche d’aide au développement de ces associations, qui associe la formation, le conseil à la gestion, l’assistance technique et l’aide au montage et au suivi de programmes.

Sidaction est un acteur reconnu dans les pays du Sud, notamment par de nombreuses institutions, comme l'illustrent les partenariats avec ONUSIDA, la Mairie de Paris ou le ministère des Affaires étrangères qui font appel à son expertise.

 

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